Rues barbares – Survivre en ville

Livre de Piero San Giorgio (Auteur de Survivre à l’effondrement économique), Vol West (http://lesurvivaliste.blogspot.fr/)

Idéal pour une bonne préparation à une crise économique ou une guerre civil.

Religions du désert VS Paganisme

Texte de Robert Dun,
Les trois religions du désert, Judaïsme, Christianisme et Islam, ont en commun un Dieu qui ordonne et interdit, récompense et punit, exige un culte exclusif. Pour notre sensibilité, cette perception du divin est une perception d’esclaves. Nous faisons nôtre la réponse du duc des Saxons, Widukind, au moins moine borné venu lui casser les oreilles dans sa cellule de prisonnier pour tenter de le convertir: « Ma mère m’a donné son lait sans y mettre de conditions; elle était meilleure que ton Dieu ».

Nous rejetons toutes les « révélations » comme des phénomènes pathologiques et de fumisteries. Le « Dieu » du Sinaï n’a pas pensé à nous parler des devoirs envers les enfants, les animaux, les plantes. Or, nous autres païens percevons l’âme jusque dans le minéral. Les récentes découvertes sur la transmission de pensée chez les animaux (macaques des îles au sud du Japon), sur la sensibilité des plantes aux sentiments humains et à la musique, sur leur capacité de communiquer entre elles par le langage des parfums, sur l’interdépendance des champs magnétiques de la terre, des arbres et des cerveaux humains (Theodor von Sucek) apportent la caution scientifique à la sensibilité païenne.

Vous accusez de manière réitérée les religions païennes de contenir potentiellement le fascisme. Cette accusation soulève deux problèmes. Il est d’une part in-démontré que les régimes étiquetés fascistes soient plus intolérants que ceux étiquetés démocratiques. Dans plusieurs démocraties actuelles, France incluse, il n’y a pas de délite d’opinion mais il y a des opinions qui sont des délits! Savoureuse nuance… surtout lorsqu’il s’agit d’opinions fondées sur des preuves scientifiques irréfutées, des statistiques écrasantes pour leurs adversaires. D’autre part, une vision païenne est à la base de toutes les sociétés tribales et celles-ci se distinguent par un respect poussé de la liberté individuelle. Des nations restées d’esprit largement païen, comme les nations scandinaves, sont justement celles où la liberté est la mieux respectée. En revanche, il ressort que ce sont bien les religions du désert qui ont introduit le fanatisme religieux, dont le fanatisme idéologique n’est qu’un avatar. Alors que les romains respectaient les dieux des colonisés et cherchaient m^me leurs faveurs, la persécution religieuse débute avec Moïse et ses successeurs. Nous recommandons à ce sujet de lire les chapitres de l’exode et des Juges dans la Bible. On y découvre de véritables consignes de génocides contre les peuples de Chanaan, consignes qui culminent contre les Amalécites chez qui on devra « tuer même les vaches ». Les Israélites eux-mêmes furent de ces persécutions déchaînées par des rabbins fanatiques, ancêtres spirituels de ceux qui jettent actuellement des pierres aux femmes aux bras nus dans les rues de Jérusalem; les plus graves de ces persécutions eurent lieu après la captivité de Babylone.

Barbarie des temps? Mais tout au long de l’histoire la constatation se confirme que les religions du désert ignorent la tolérance. D’abord elles s’affirment toutes trois comme uniquement valables, admettant tout au plus les autres comme une marche d’approche vers elles. Les Romains persécutaient les Chrétiens à contre-cœur, tentaient de composer avec les accusés, d’obtenir un geste sans portée profonde (l’offrande à l’Empereur, simple acte d’allégeance politique) pour pouvoir les libérer. Ils toléraient tous les cultes. Seuls les Juifs et les Chrétiens furent des fauteurs de troubles, des iconoclastes qui obligèrent l’administration romaine à réagir dans le seul souci de l’ordre public, de la sécurité de l’État mais jamais au nom d’une croyance religieuse. Une fois au pouvoir, les Chrétiens firent régner l’intolérance, le refus du Christianisme étant assimilé à la rébellion envers l’empereur. Les persécutions par les Chrétiens dans la seule Europe représentent des milliers de fois les persécutions toujours locales et épisodiques subies par les Chrétiens par leur unique faute.

La tolérance islamique est une fable. Le savant Ibn Khaldoun passa 25 ans de sa vie en prison. Avicenne travaillait en cachette et dans la seule ville de Damas trois mille Soufis (Musulmans jugé hérétiques) finirent sur une croix.

Qui n’a en mémoire les déchaînements de fanatisme chrétien provoqués par le film Scorsese « La dernière tentation du Christ », film qui n’a pourtant rien d’insultant? Et aussi les appels au meurtre hurlés par des foules entières contre Salman Rushdie à cause de son livre « Les versets sataniques »?

Oui, B-H Lévy, les faits sont têtus et se moquent des acrobaties du verbiage théologique au service de la politique: d’un bout à l’autre de l’histoire il s’avère que les sources du fanatisme ne sont pas les religion païennes, comme vous le prétendez mais au contraire dans les religions du désert, dans ces « révélations » qui inspirèrent à l’empereur Frédéric II, voltairien six cents ans avant Voltaire, son pamphlet « Les trois imposteurs » (Moïse, Jésus et Mohammed). Sur Moïse, on ne saurait trop conseiller la lecture de « Moïse et le phénomène judéo-chrétien » d’Emile Gillabert (Éditions Metanoïa) et sur le Christianisme celle de « Saint Paul, le colosse aux pieds d’argile » (même auteur, même édition).

Pour terminer, ce sous chapitre sur le paganisme en négatif, pour bien montrer que nous n’avons rien à voir avec « des Sémites qui s’ignorent », voici de la manière la plus concise les raisons de notre différence consciente:

Nous refusons la notion de Dieu-juge parce que nous ne nous sentons pas coupable d’exister, même avec nos imperfections.

Nous refusons la notion de Rédempteur parce que notre dignité nous impose de porter notre destin éternel (d’accord sur ce point avec le Bouddhisme).

Nous refusons de « Bon Pasteur » parce que nous ne sommes pas des moutons.

Eh oui! Cher Monsieur B-H Lévy, bous sommes des nuques roides et bien décidés à le rester. Nous savons avec Nietzsche que les prêtres de toutes les religions fanatiques qui veulent nous faire croire en leur seul Dieu, veulent en réalité que nous croyions en eux, qu’en voulant nous faire courber la tête devant leur Dieu, ils veulent nous la faire courber devant eux. Et nous savons aussi que ces fanatismes religieux à tous les niveaux sont des tentatives de valorisation personnelle de débiles, des béquilles pour des gens incapables de trouves en eux leur propre loi.

Celui qui trouve en lui-même sa loi respecte celle des autres: « Tel est mon chemin, dit Nietzsche, cherchez le vôtre ». Mais le béquillard s’effondre si quelqu’un sourit de ses béquilles; le fanatisme est son indispensable recours. Au diable votre loi écrite!

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http://editions-ace.com/index.php

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Les Carnets de Turner

Les Carnets de Turner (The Turner Diaries) est un roman américain écrit par William Luther Pierce sous le pseudonyme d’« Andrew Macdonald » et publié en 1978. Marqué par le « suprémacisme blanc », ouvertement raciste et antisémite, il justifie aussi les massacres d’innocents (comme moyen de contrôle de la population). L’ouvrage a été interdit en France.

Ce roman d’anticipation décrit un coup d’État mené aux États-Unis par des suprémacistes blancs. Les protagonistes du livre, décrits sous un jour positif, s’en prennent au gouvernement des États-Unis, mais aussi aux Noirs et aux Juifs, ces derniers étant décrits comme contrôlant l’État américain.

Source wikipedia

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